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Si aujourd’hui les mangas connaissent un succès énorme, faisant de la France le deuxième plus gros consommateur, cela n’empêche pas certaines personnes d’y être encore réfractaires. Souvent jugés trop violents ou trop enfantins, les mangas ne cessent de subir les jugements de nombreuses personnes. Pourtant, au même titre que la bande dessinée franco-belge et les comics, la BD japonaise cible tout type d’âge et déborde d’histoire en tout genre. Parmi elles, vous pouvez retrouver les mangas autobiographiques, ces récits de vie à la fois bouleversants et saisissants qui ne laissent en général pas le lecteur indifférent.

Mon père alcoolique et moi, une vie brisée par l’alcool

Un père alcoolique, c’est ce qu’à connu Mariko Kikuchi pendant toute son enfance et une partie de sa vie d’adulte. Si aujourd’hui, « le monstre » comme elle l’aime l’appeler, ne fait plus partie de ce monde, il l’aura tout de même marqué profondément sa vie. Profitant de son métier de mangaka, l’autrice nous raconte à travers ses planches, comment sa vie a été brisée par l’alcool. Forcée de grandir trop vite face à son géniteur irresponsable et totalement à la merci de la boisson, elle devra également supporter les états d’âme de sa mère dépressive et dépendante de la secte qu’elle côtoie.

Mais Mon père alcoolique et moi ne s’arrête pas là, le manga autobiographique prend le temps de s’attarder sur des sujets tout aussi délicats mais non moins poignants. Ainsi, l’autrice aborde avec beaucoup de justesse, de tristesse mais aussi de colère, la violence conjugale, la pression sociale, l’égoïsme des adultes ou encore le déni. Réaliste et déchirant sont les mots qui résument parfaitement ce one-shot qui n’est pas à mettre entre toutes les mains, car le récit peut être terriblement éprouvant à lire.

Adieu mon utérus, quand la maladie est abordée avec optimisme

Il n’est pas rare de voir des personnes associer les autobiographies à des histoires vraies, souvent dramatiques, pourtant certains mangas autobiographiques relate des faits réels, certes peu joyeux, mais avec beaucoup de positivité. C’est le cas du manga Adieu mon utérus de l’autrice japonaise Yuki Okada.

Dans ce récit rétrospectif, la mangaka nous parle du changement qui s’est opéré dans sa vie quotidienne suite à l’annonce de son cancer du col de l’utérus à seulement 33 ans. Elle nous livre son expérience face à la maladie, et cela, avec beaucoup d’humour et surtout énormément d’optimisme. Le cancer est un sujet effrayant pour beaucoup de monde mais le témoignage de Yuki Okada se veut rassurant et plein d’espoir. Que vous traversiez ou pas la même épreuve, Adieu mon utérus est une lecture qui ne pourra que vous faire du bien grâce à une autrice lumineuse et un récit encourageant.

Solitude d’un autre genre, un best-seller parmi les mangas autobiographiques

Au Japon, Kabi Nagata, jeune femme de 28 ans, se retrouve au sein d’un hôtel avec une prostituée en plein été 2015. C’est de cette façon que l’autrice a décidé de commencer sa bande dessinée du nom de Solitude d’un autre genre. Pour arriver à cette situation insolite, elle explique dans son histoire les mésaventures par lesquelles elle a dû passer durant une partie de sa vie. Mal-être, trouble alimentaire, dépression mais aussi découverte de la sexualité sont au cœur de cette autobiographie émouvante et authentique.

Le dessin est aujourd’hui un véritable exutoire pour Kabi Nagata qui était loin de se douter de l’ampleur qu’allait prendre sa BD lorsque celle-ci décide de la publier sur Internet il y a quelques années de cela. Ses chroniques connaissent un succès énorme auprès du lectorat nippon et américain qui décide d’éditer très vite la mangaka. Mais l’aventure ne s’arrête pas là pour l’autrice qui a pu écrire des suites à son premier manga. “Journal de ma solitude” narre son quotidien et les répercussions qu’il y a eues depuis la sortie de son premier ouvrage tandis que “Boire pour fuir ma solitude” raconte son hospitalisation suite aux effets néfastes de l’alcool.

Sans aller à l’école, je suis devenu mangaka : le manga autobiographique porteur d’espoir

La vie du jeune Masatomo va être complètement bouleversée lorsque sa professeure le gifle de manière violente et gratuite. Traumatisé par cet acte qu’il ne comprend pas, le garçon sera effrayé à l’idée de retourner à l’école. Aujourd’hui entièrement épanoui, l’auteur a pourtant traversé des chemins semés d’embûches pour parvenir à son rêve de devenir artiste.

Sans aller à l’école, je suis devenu mangaka fait partie des mangas autobiographiques dans lesquels bon nombre d’entre nous peut se reconnaître. En effet, cette biographie de Tanazono Syoichi met en avant des problèmes comme le décrochage scolaire, le harcèlement et la difficulté de s’insérer dans une société conformiste. Heureusement à force de persévération et suite à une rencontre avec Akira Toriyama, créateur du très célèbre Dragon Ball, l’auteur a pu réaliser son plus grand rêve qui était de publier un manga. Sans aller à l’école, je suis devenu mangaka est porteur d’espoir et prouve que même en rencontrant des difficultés et sans avoir un parcours scolaire qui se veut normal, il n’est pas impossible de réussir sa vie.

 

Même si ces récits autobiographiques se veulent principalement tristes, sachez que la littérature japonaise regorge de pépites en tout genre. Si vous n’affectionnez pas les drames, vous pouvez toujours vous tourner vers la comédie, l’aventure, le fantastique ou encore l’action, les mangas sont nombreux et variés et sont loin de viser uniquement les enfants. Petits et grands peuvent trouver leur bonheur dans ce style de bandes dessinées. Et si vous êtes novices et que vous cherchez des idées de lecture, Lire à l’occasion, votre bouquinerie du centre-ville de Castres, se fera un plaisir de vous aider à trouver vos prochains coups de cœur.

 

Angélique Di Tomaso, pour le blog de Lire à l’occasion

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